Segments de Dipylidium caninum. (© Parasitologie Université Vétérinaire Hanovre) |
Segments ovigères de Dipylidium caninum à la surface d'excréments de chien. (© Parasitologie Université Vétérinaire Hanovre) |
Définition et causes
Cestodoses digestives liées à la présence dans l'intestin grêle de vers plats segmentés adultes du genre Taenia ou Echinococcus (de plus en plus rare en chenil grâce au mode d'alimentation des animaux), Dipylidium (encore fréquent en élevage car son hôte intermédiaire, la puce, est lui-même parasite du chien),
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Mesocestoides ou Diphyllobothrium (exceptionnel en élevage) qui présentent tous la caractéristique d'inclure au moins un hôte intermédiaire dans leur cycle de développement (contrairement à la plupart des nématodoses qui, pour cette raison, sont beaucoup plus fréquemment rencontrés en élevage).
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Synonymes
Répartition
- Cosmopolites pour la plupart des cestodoses.
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Facteurs favorisants
- Proximité de l'hôte intermédiaire (ruminants, lagomorphes) dans les élevages multi-espèces ou d'un autre hôte définitif (chat pour Dipylidium caninum, qui, malgré son nom, est commun aux deux espèces).
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- Chiens de chasse, de ferme, de bergers ayant accès aux hôtes intermédiaires en zone rurale.
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- Proximité d'un lac (Ténia des lacs à Diphyllobothrium latum).
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- Consommation de viande ou d'abats issus d'hôtes intermédiaires.
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- Déficience ou absence d'inspection des viandes après abattage.
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- Infestation du chenil par les puces (pour Dipylidium caninum).
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| Dipylidium caninum. (© Royal Canin). |
Modes d'infestation
- Aucune immunité donc, infestation et ré-infestations sont possibles à tout âge.
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- Consommation de l'hôte intermédiaire (puces pour Dipylidium caninum, lapins pour Taenia pisiformis, ruminants pour Taenia hydatigena, petits ruminants ou cervidés pour Taenia ovis, ovins pour Taenia multiceps, lapins et lièvres pour Taenia serialis).
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- Période prépatente moyenne de 4 à 6 semaines.
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- Contamination possible de l'homme (par ingestion de puces pour Dipylidium) qui peut jouer le rôle d'hôte définitif (symptômes bénins) ou intermédiaire (symptômes beaucoup plus graves pour les échinococcoses humaines).
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Diagnostic
- Épidémiologique (possibilité de consommation de l'hôte intermédiaire).
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- Les œufs des vers plats ne sont généralement pas mis en évidence par coproscopie à moins que le proglottis se soit accidentellement déchiré dans le tractus digestif.
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Diagnostic différentiel
- Autres helminthoses digestives : distinction aisée car ce sont les seuls vers dont les segments sont macroscopiquement détectables dans les selles ou sur le pelage.
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Pronostic
- Le téniasis est généralement bien supporté.
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Traitement
- Vermifugation à l'aide d'un cestodicide : praziquantel à 5 mg/kg PO ou SC, niclosamide, certains benzimidazoles. Les cestodicides n'étant généralement pas ovicides (excepté le praziquantel, en partie ovicide), il est conseillé de détruire ou de brûler les vers, les segments et les matières fécales éliminés à la suite du traitement.
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- Traitement simultané contre les puces (chiens et environnement) en cas de téniasis à Dipylidium.
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- Séparation des hôtes intermédiaires.
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Prévention
- Éviter l'accès des chiens à des proies, des carcasses.
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- Interdire aux chats l'accès aux boxes des chiens.
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- Alimentation industrielle des chiens et des hôtes intermédiaires (lapins).
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- Destruction des viscères de ruminents visiblement parasités par des "boules d'eau".
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Segments ovigères de Mesocestoides sp. sur selles de chien (Hôte intermédiaire = lézard). (© Parasitologie École Nationale Vétérinaire Alfort). |
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