1. Un pelage laineux, constitué à 80 % de poils secondaires
Chez le Caniche, les poils secondaires, les plus fins et les plus légers, dominent largement. Mis bout à bout, l’équivalent d’un gramme de poils secondaires représente une distance de 980 mètres, alors qu’un gramme de poils primaires, plus épais, correspond à 690 mètres “seulement” (Royal Canin, 2003).
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Lorsqu’on compare les poils de Caniches à 10 semaines et à 28 semaines, on constate qu’il n’y a pas de différence marquée de diamètre. (Credille & coll, 2000).
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Un Caniche adulte garde donc des poils proches de ceux d’un chiot, mais son pelage se densifie : le nombre de follicules pileux augmente d’environ 50 % entre 10 et 28 semaines.
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Follicules pileux vue en coupe verticale (d’après Credille 2000)
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Les follicules pileux du chien sont des follicules composés : plusieurs poils sortent d’un même follicule. Les poils primaires sont entourés de poils plus fins, les Follicule composé poils secondaires.
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Poils de Caniche nain de deux mois.
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Poils de Caniche nain adulte.
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Follicules pileux vus en coupe transversale (d’après Credille 2002)
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Au départ, un chiot a des follicules pileux simples d’où sort un seul poil. Les poils secondaires émergent vers l’âge de 12 semaines.
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2. Un poil frisé
Les chiens à poils frisés possèdent des follicules “en tire-bouchon” qui déterminent la forme de la tige pilaire. Le Caniche adulte conserve à peu près la même courbure de poils que le chiot Caniche (Credille & coll, 2002).
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Association poils primaires (épais) et secondaires (fins).
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Croissance d’un poil in vitro (d’après Bernard 2003)
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Chez l’homme, la courbure du poil est programmée génétiquement dans la partie inférieure du follicule, indépendamment de l’environnement cutané.
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3. Une croissance continue des poils
La durée respective des trois phases de croissance du poil est fixée génétiquement. Chez le Caniche, c’est la phase anagène qui domine : cela signifie que les poils du Caniche se rapprochent des cheveux humains (Credille, 2000). Ils nécessitent d’être coupés régulièrement, comme c’est le cas chez le Yorkshire ou le Bichon maltais. Tout au long de l’année, la croissance des poils est de 10 à 14 mm par mois (Royal Canin, 2003).
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Les trois phases de la pousse du poil
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4. Un pelage tondu régulièrement
La peau du Caniche contient peu de lipides cutanés (< 5μg/cm2), soit 5 fois moins qu’un Labrador ou un Siberian Husky (Dunstan & coll, 2000). De ce fait, le pelage est peu hydrofuge et retient l’eau lorsque le chien est mouillé. La tonte est donc importante pour ne pas alourdir le chien inutilement lorsqu’il va à l’eau.
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70 % des éleveurs tondent leurs chiens au moins une fois par mois en période d’exposition, et 37 % au moins une fois tous les 15 jours (enquête Royal Canin).
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Plusieurs styles de tonte ont été créés mais c’est la tonte en Lion ou tonte 1960 qui demeure la référence pour les concours.
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Le fait de tondre le poil accélère le renouvellement des cellules épidermiques. Il passe de 22 à 15 jours en moyenne (Baker & coll, 1974).
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Le pH cutané du Caniche nain est acide, en moyenne 5.9 (Royal Canin, 2003, Dunstan & coll, 2000). C’est sans doute une des raisons pour lesquelles le Caniche ne figure pas parmi les races présentant fréquemment des pyodermites bactériennes.
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Le Caniche a un pH cutané acide (comparé ici à celui du Berger Allemand) Source : Royal Canin, 2003
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Exemples de tontes pratiquées chez le Caniche
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Tonte “à l’Anglaise” ou tonte lion
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Tonte “moderne” : poil coupé à une longueur uniforme sur tout le corps
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| ENTRETENIR CE PELAGE PARTICULIER, PROTÉGER LA PEAU |
1er objectif : renforcer la beauté naturelle du pelage
Les acides gras sont une source d’énergie pour la peau et sont indispensables pour obtenir un poil brillant. L’huile de bourrache, très utilisée en cosmétologie, figure parmi les sources d’acides gras oméga 6, en particulier pour l’acide gamma linolénique ou GLA (Quoc & coll, 1996).
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L’huile de poisson apporte des acides gras oméga 3 à longue chaîne (EPA/DHA), qui jouent un rôle anti-inflammatoire très intéressant pour lutter contre les irritations cutanées (Mooney & coll, 1998 ; Vaughn & coll,1994).
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2e objectif : fournir les protéines indispensables à la croissance du pelage
Structure d’une molécule de kératine (d’après Credille 2003)
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Le mot kératine vient du grec “keratos” qui signifie corne. Il existe plusieurs types de kératine qui partagent toutes la même structure hélicoïdale de base. À l’intérieur de la molécule, des charnières leur permettent d’être flexibles et de s’associer entre elles pour former des filaments résistants.
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Le poil du Caniche croît en permanence. Il faut par conséquent lui fournir les protéines indispensables à la synthèse de la kératine, principale protéine constitutive du poil. Une carence entraînerait des poils cassants. Un haut niveau de protéines (30 %) et un apport élevé en acides aminés soufrés (méthionine et cystine) permettent de garantir un niveau d’apport suffisant. La cystine est en effet le plus important des acides aminés dans le poil d’un Caniche : elle représente 14 % du total (Royal Canin, 2003).
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3e objectif : renforcer l’efficacité de la barrière cutanée
Un complexe de 5 nutriments (4 vitamines et 1 acide aminé), identifiés parmi 27 comme les plus efficaces dans le métabolisme cutané, favorise la synthèse des céramides (lipides cutanés essentiels pour l’intégrité de la couche supérieure de l’épiderme) et limite la déshydratation cutanée (Watson & coll, 2003).
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Mise en évidence de l’action positive de certains nutriments sur l’efficacité de la barrière cutanée in vivo (d’après Watson 2003)
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Dès 9 semaines de traitement, les pertes hydriques cutanées sont significativement réduites chez les chiens recevant un aliment enrichi en nicotinamide, acide pantothénique, histidine, choline et inositol par rapport aux chiens témoins. (*P<0.05, **P<0.01 entre les groupes).
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